Centriste et fier de nos valeurs, nous ne pouvons nier que l’affaire « Bétharram » nous a profondément touchés et interpellés. Elle a sans doute blessé F. BAYROU, qui, pour certains, incarnait les décennies 50 à 80, une époque marquée par une norme éducative rigide appliquée dans de nombreux établissements privés. La garantie éducative, attendue par les parents, se traduisait par la réussite au baccalauréat, quitte à exclure les élèves ne rentrant pas dans le cadre strict imposé, fondé sur le respect de l’autorité religieuse, du personnel sous contrat, cela, au détriment du respect et de l’épanouissement des élèves, je dirai des enfants.

J’en parle en connaissance de cause, ayant effectué mes études en Bretagne, d’abord à l’école, puis au collège et enfin au lycée catholique sous contrat.

Combien d’années a-t-il fallu attendre pour que nos langues se délient ?

Les années 80 ont été pour moi l’occasion de côtoyer un univers jeune et international, l’apartheid est en vigueur et n’émeut que peut de personnes en France. Lorsque que je retrouve des amies sud africaine en hollande, berceau de leur famille, je découvre une communauté masculine blanche à Amsterdam, exilée après avoir refusé d’effectuer leur service militaire en Afrique du Sud.

Là aussi, condamner l’apartheid n’a pas été évident pour beaucoup d’entre-nous.

A lors que dire de la guerre de colonisation menée actuellement par le gouvernement de Netanyahou en Cisjordanie, à Gaza et désormais au Liban. Qu’il n’est en aucun cas une réponse aux terribles événements du 7 octobre, ni à la violence meurtrière du Hamas ou des colons extrémistes israéliens. Elle représente une déviation du sionisme tel qu’il avait été initialement conçu.

Et comme j’ai essayé de m’expliquer auprès de l’un de nos députés bretons, cet événement du 7 octobre, tout comme le 11 septembre 2001 ou l’incendie du Reichstag en 1933, c’est avant tout l’effroi qui s’installe dans nos communautés. Cette peur nous aveugle et permet aux conservateurs les plus rigides ou aux extrémistes d’agir en dehors de toute légalité.

Comme je l’ai aussi dit, dans un article précédent, le gouvernement du Président Hollande n’avait pas choisi cette voie au lendemain des terribles attentats de Paris.

C’est précisément pour cette raison que l’intervention de la Présidente de l’Assemblée Nationale, le lendemain du 7 octobre, assurant le peuple israélien de son soutien inconditionnel, m’avait paru excessive, que par ailleurs, les interviews répétées sur les chaînes d’information continue d’anciens porte-parole du ministère de la Défense israélien ne répondent pas pleinement au droit légitime à la liberté d’expression, qu’enfin, le silence de notre famille politique me semble bien en deçà de l’effroi que cette situation devrait susciter.

Ce génocide est inacceptable, se déroulant sous nos yeux, 24 heures sur 24, en « Live ».


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