Dix ans après les terribles événements du 13 novembre 2015, alors que les rescapés et les familles endeuillées poursuivent leur processus de reconstruction, que pouvons-nous penser de nos institutions ?

Quoi qu’en pense notre député du Finistère, pourquoi parler d’ »événements » et comment les qualifier ?

  • Ils sont soudains et exceptionnels.
  • Ils concernent une communauté généralement bien définie.
  • Ils créent dans cette communauté un effet de sidération, un besoin d’attention, de réaction.

Cette conséquence peut être une opportunité pour voir cette communauté se rassembler, se soutenir et être entourée de bienveillance ; elle peut être aussi une occasion pour un pouvoir, souvent malveillant, d’en profiter pour s’affirmer et manipuler son électorat.

  • Le 7 octobre 2023 en Israël a marqué un moment particulièrement intense, caractérisé par un profond sentiment d’isolement face aux multiples dangers extérieurs qui guettent la région. Ce jour-là, les interventions militaires se sont intensifiées de manière débridée, non seulement dans la bande de Gaza mais également dans plusieurs États voisins, accentuant ainsi les tensions déjà très élevées. Parallèlement, on a observé une accélération significative des activités de colonisation en Cisjordanie, renforçant encore davantage le climat d’instabilité et de confrontation dans cette zone déjà très sensible.
  • Le 11 septembre 2001 à New York a marqué un tournant majeur dans l’histoire contemporaine, avec des attaques terroristes dévastatrices qui ont profondément bouleversé l’ordre mondial. Par la suite, la notion d’Axe du Mal a été théorisée, reposant sur une manipulation soigneuse et stratégique de l’information directement au sein même de l’Organisation des Nations Unies. Cette manipulation a servi de justification pour les interventions militaires successives en Afghanistan, puis en Irak, des conflits qui ont eu des répercussions durables sur la géopolitique internationale et sur les populations concernées.
  • Le 27 février 1933, un incendie dévastateur éclate au Reichstag, le bâtiment du parlement allemand, marquant un tournant crucial dans l’histoire politique du pays. Cet événement dramatique est rapidement suivi par l’adoption de la loi d’habilitation en 1933, une mesure législative exceptionnelle qui accorde à Adolf Hitler des pouvoirs dictatoriaux étendus. Grâce à cette loi, les nazis obtiennent la capacité de réprimer efficacement toute forme d’opposition politique, consolidant ainsi leur contrôle autoritaire sur l’Allemagne.

Alors oui, après un procès que de nombreux participants ont unanimement qualifié d’exemplaire et de modèle en termes de justice, je ressens une grande fierté envers les acteurs, souvent malgré eux, qui ont contribué à cette démarche. Je suis également profondément fier de nos institutions qui ont su montrer leur intégrité et leur efficacité. En somme, je suis fier d’être français et de faire partie d’un pays où la justice peut se dérouler avec autant de rigueur et de respect.


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