Le décès de Loana, une « personnalité » crée une émotion partagée, semble-t-il, par un certain nombre de Français. Par certains médias, de toute évidence, qui ne semblent toujours pas avoir renié leur seule ambition du profit, et ce, quelles qu’en soient les conséquences vis-à-vis d’une jeunesse en quête de sens.

Patrick Le Lay, PDG de TF1
Son objectif à l’époque :
Interrogé parmi d’autres patrons dans un livre Les dirigeants face au changement (Editions du Huitième jour) affirme [1] :
« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…).
Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (…).
Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. »

Virginie CALMELS
Une certaine vacuité
En une décennie, « l’écriture de la téléréalité s’est installée dans tous les genres de programmes », constate Virginie Calmels, PDG d’Endemol France, producteur de « Loft Story », « Star Academy », « Secret Story » et « Carré Viiip ». En 2001, « il y avait une certaine vacuité » dans le « Loft », se souvient Mme Calmels. Aujourd’hui, « plus travaillée, l’humeur des programmes a changé et la téléréalité a abordé le registre de la comédie », analyse-t-elle.
Je rappelle aussi, puisque cette personne s’est investie en politique et dans un 1er temps auprès de Monsieur Alain JUPPE, ces déclarations : Le fil rouge de mon engagement dans l’entreprise, dans le monde associatif ou en politique a toujours été l’emploi. J’ai voulu créer quelque chose qui a du sens pour aider les autres et particulièrement les jeunes.

Loana PETRUCCIANI
Remporte la 1ère saison du Loft en 2001.
» La télé m’ a exploité comme je l’ai exploité » puis, « Sans eux, je n’aurais jamais explosé l’audimat » mais aussi « je mes suis un peu perdue aussi, l’on a plus trop d’ambition, de rêves… »

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