
La Tribune du Dimanche de ce matin (8 mars 2026) analyse un sondage récent concernant les prochaines élections municipales à Paris. Les arrondissements ouest et centre de la capitale semblent s’orienter vers Reconquête, au détriment notamment des listes de droite et du centre.
Aucun parti extrémiste, qu’il soit de gauche ou de droite, n’a jamais accédé au pouvoir uniquement par un vote populaire, ni en se basant exclusivement sur des thèmes comme l’immigration, la sécurité, le déclassement ou l’injustice sociale.
Les années 2012-2027 seront-elles nos années Biden ?
Je le crois pour quatre raisons majeures :
- Le déclin des territoires périurbains, puis désormais ruraux, s’est opéré dans une indifférence flagrante des pouvoirs publics et de nos élus nationaux.
- La social-démocratie et le projet européen n’ont pas tenu les promesses que ces choix politiques auraient dû offrir.
- Le monde économique, des multinationales aux PME et TPE, repose sur le libéralisme et la stabilité comme conditions essentielles à son développement.
- Qu’on l’accepte ou non, la classe dirigeante admet désormais l’idée d’un vote extrême, alors qu’elle restait encore réservée lors des deux dernières élections présidentielles.
Monsieur Mélenchon, par son attitude, a compromis toute chance de voir émerger une social-démocratie viable. Un accord entre l’extrême droite et la droite dite républicaine n’est plus seulement envisageable, il est déjà en train de se matérialiser. Comment résister à la ville heureuse promise par Madame Knafo ?
Quelle société souhaitons nous laisser à nos enfants ?
On observe depuis plusieurs année à une remise en question de l’indépendance de la justice, à une volonté de réduire le financement de l’audiovisuel public, tout en acceptant que certains médias d’opinion bénéficient de fonds publics, à la suppression de normes environnementales au nom d’une efficacité….
Nous sommes déjà dans l’après.

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